Cercle Maman-Bébé

En décembre, ouverture d'un cercle Mamans-bébés, rendez-vous de 4 rencontres, qui se déroulera à Bourguébus, 14 rue Nation, dans le local dédié aux familles géré par Aurélie Hannequin.



Au cœur de chaque rencontre, il y aura un temps autour de bébé et un temps autour de maman.

Mieux connaître son enfant est un pas vers l'amour inconditionnel. Alors nous parlerons de son développement, du lien d'attachement : comment apporter un lien sécurisant à son enfant ?


Pour Maman : un temps de relaxation, d'auto-massages, de créativité et d'échanges avec les autres Mamans. Bref, une belle parenthèse de bien-être pour chacune.


Le cercle sera composé de maximum 6 duos.


Pour toutes vos questions, je suis à votre disposition.



Cercle Mamans-Bébés

Je prépare de doux rendez-vous pour les jeunes mamans :  des cercles pour celles qui ont besoin de se reconnecter à soi après un accouchement et besoin de liens sociaux en réel !



Il y aura maximum 6 duos Maman-Bébé, pour que chacune trouve sa place.



Je saurai là pour vous aider à ressentir ce que vous avez en vous, à ressentir votre puissance de maman.



J'ai hâte de vous en dire plus très bientôt !

Le temps

La notion de temps durant ce confinement peut être source de frustrations. Comme tout le monde, au tout début, j'ai pensé : je vais enfin avoir le temps de faire ça...ça...et ça et ça et ça...
En fin de première semaine, je me suis aperçue que cette liste était plus anxiogène pour moi que motivante. Durant la semaine 2, je me suis laissée porter par l'emploi du temps de mon conjoint et celui de mon garçon. Non, ce n'était pas bon non plus pour moi ! Semaine 3, j'ai donc revu mes objectifs et j'en ai posé deux par jour, pour moi, rien que pour moi. Eh oui, parce qu'entre le télétravail, le collège à la maison et le rangement de la maison ...je me suis vite perdue.


En relisant le livre de Thomas d'Ansembourg "Cessez d'être gentil, soyez vrai !", livre qui nous emmène avec joie vers la communication non violente (CNV) et que je vous conseille. L'auteur fait référence à un extrait du Petit Prince, qui a résonné de façon juste pour moi, en cette période :

"Le Petit Prince se promène de planète en planète. A un moment, il rencontre un marchand qui a trouvé une pilule qui permet de ne plus jamais avoir soif. Et le marchand est tout fier, il vante sa pilule qui permet de ne plus jamais avoir soif. Et le marchand est tout fier, il vante sa pilule en disant : "Grâce à cela, il ne faut plus aller au puits ou tirer de l'eau à la fontaine, et j'ai calculé que cela permet d'économiser jusqu'à cinquante-trois minutes par semaine !". Entendant cela, le Petit Prince est consterné et répond : "Moi, si j'avais cinquante-trois minutes, je marcherais tout doucement vers une fontaine." Autrement dit, je prendrais mon temps le temps d'aller tout doucement vers ce qui va m'abreuver, me revitaliser. Je me réjouirai de la fraîcheur de l'eau avant même d'y avoir trempé les mains. Je prendrai le temps d'être là où la vie me nourrit, me désaltère vraiment."

Oui, je devais prendre le temps d'aller vers ce qui me nourrit, me revitalise !
J'ai décidé de me garder une parenthèse de temps libre (de 53 minutes!)  sans écran, rien que pour moi. Je garde le temps d'activité à l'extérieur d'1h avec mon fils (promenade du chien pour nous) car il a besoin de bouger et j'en profite avec lui. Je réussis à me bloquer ce temps en deux fois dans la journée (une partie le matin en me levant avant mon garçon et une partie pendant son temps de jeux vidéo).  Je m'y tiens ...qu'est-ce que cela fait du bien ! Ai-je enfin trouvé mon rythme de croisière ?

Quelles réactions face aux émotions de chacun ?

On nous prépare à une longue période de confinement ; cette obligation peut provoquer des émotions désagréables, différentes pour chacun. Que ce soit de la colère, de la peur, de la tristesse... peu importe, l'émotion vécue est légitime !

Voici une règle d'or en communication bienveillante : lorsqu'une personne vit une émotion intense, elle a besoin d'avoir face à elle une personne qui comprend son émotion.

 Alors au lieu de nier le ressenti "Mais non, tu vas y arriver...", de donner des conseils "tu ferais mieux de te mettre à travailler maintenant...", vous allez jouer le rôle d'un miroir. Ce miroir qui vous renvoie votre image, sans jugement. Vous allez refléter l'émotion, les faits, le problème que vit votre enfant : "Cela a l'air compliqué pour toi tout ce travail en autonomie" ou "tu sembles avoir peur de ne pas arriver à tout faire".

Dans cette démarche d'accueil de l'émotion de l'autre, prenez avant tout soin de vous ! Est-ce le bon moment pour moi de l'accompagner dans son émotion ? Suis-je en mesure de le soutenir ? Si l'enfant vit un trop plein de sensations négatives, la dernière chose dont il a besoin, c'est que moi, adulte, je débarque avec mes propres émotions et que j'en rajoute une couche !

Je pense donc à prendre un temps de "lecture" de mes propres sensations et je fais mon exercice de respiration préféré avant d'intervenir, afin que mon rythme cardiaque redescende vers le            « vert ».

Ensuite, lorsque vous sentez que l'émotion de votre enfant ou ado s’atténue et que le retour au calme s'amorce, vous pouvez lui proposer un temps de connexion (câlins, massages...), SILENCIEUX. Tous les enfants ne les acceptent pas, restez donc à leur écoute. C'est vous qui le connaissez le mieux !

 Pour la suite, je souhaite vous donner une information que les neurosciences nous apportent : s'il y a eu une grosse grosse tempête avec des mots difficiles à entendre, des portes qui claquent... le temps de reconnexion à soi, c'est à dire le temps de retour au contrôle de soi, peut être de 12 à 24h pour des ados et adultes ! Pour les plus jeunes, cela peut prendre, selon chacun, de 2h à 5h.

Pourquoi je vous donne cette information ? Après ce genre de tempête, il est bon de reprendre contact avec "l'autre". Je m'assure donc que c'est le bon moment et je reviens sur ce qui s'est passé. Ce sera un court retour, alors préparez votre pitch avant !

"Je souhaite que l'on parle de ce qui s'est passé..." "De quoi aurais-tu besoin ?" "Qu'est-ce qui pourrait t'aider ?"

C’est à ce moment-là seulement, et si votre enfant le demande, que vous pouvez apporter vos conseils, votre expérience. S'il y a eu un gros dérapage, voici une citation d’Haïm Ginott pour vous guider : "toutes les émotions sont légitimes, les comportements ne sont pas tous acceptables ». Ce sera aussi le moment de chercher avec lui comment exprimer convenablement (selon ses -et vos- valeurs) ses émotions.

"Je ne peux accepter ton comportement d'hier..."

Apprenez alors à vos enfants à exprimer leurs émotions de la façon qui vous convient.

N'oubliez pas que nous sommes les meilleurs exemples pour nos enfants alors commençons par améliorer nos propres façons de faire s'il y a besoin.

N'oubliez pas non plus que nos enfants apprennent aussi de nos « dérapages » (je ne parle pas ici de violences verbales ou physiques qui sont interdites par la loi !). Mon fils apprend lorsque je sens que je suis allée trop loin dans mes remarques et que je reviens vers lui ensuite pour m'excuser. Il comprend que c'est possible de ne pas avoir la réaction la plus parfaite, du moment qu'il ne s'en prend pas à la personne mais bien à son comportement.

Je me connecte à mon enfant...

Cette  parenthèse, cœur à cœur durera le temps que vous pouvez, tant qu'elle reste authentique et sincère (base de 5 minutes). Faites-le avec CHACUN de vos enfants :

 

Cette pause n'est pas déjà prévue dans votre journée. Ainsi, le temps des devoirs ne compte pas, pas plus que l’histoire que vous racontez tous les soirs. Ces 5 minutes doivent s’ajouter à ce que vous faites déjà.

Sur ce temps, mettez votre casquette éducative de côté, c'est à dire sans consigne ni reproche. Si vous devez intervenir, faites-le avec le sourire, de façon bienveillante, par exemple : « J'ai peur de la suite...tu risques de te blesser ». En ignorant les petits comportements indésirables, vous gardez le lien cœur à cœur du moment. Vous connaissez votre enfant mieux que personne, alors s'il est plutôt ronchon pendant ce temps, c'est que ce n'est pas le moment pour lui. Mettez fin à ce temps sans dire un mot, et revenez plus tard.

Ne tentez pas de diriger l’activité. Soyez authentique et suivez ce que votre enfant désire. Observez ce qu’il fait ou demandez-lui ce qu’il voudrait que vous fassiez. « Tu construis une maison en brique de bois ? C’est très réussi ! Est-ce je peux t’aider? ». 

Pendant ces 5 minutes, focalisez votre attention à remarquer ce que vous aimez de votre enfant, ce qui vous rend fier de lui. Intéressez-vous à ce qui retient son attention, écoutez et accueillez ce qu’il vous raconte sans jugement, soyez sincère et ouvert.

Terminez cette période par un compliment descriptif (je ferai un article sur ce thème prochainement) ou une marque d’affection.

Recommencez chaque jour ! Tenez un journal de ces moments. Qu’avez-vous fait ? Qu’avez-vous remarqué ? Comment vous êtes-vous senti ?

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